SEMINAIRES : PSYCHOTRAUMATOLOGIE

PSYCHOTRAUMATOLOGIE NIVEAU 2 - séminaire de 5 jours (3 + 2 jours) :
ABORDER LES TRAUMATISMES REPETES ET COMPLEXES
ET ACCOMPAGNER VERS LEUR RESOLUTION ET LES COMORBIDITES ASSOCIEES

Vous aurez découvert les bases de la psychotraumatologie dont, je vous le rappelle, le socle est la pensée et l’attitude salutogène, l’aptitude à regarder une personne ayant subi des épisodes déstructurants comme une personne apte à la résilience...pas en victime (même si le mot peut avoir une importance sur des aspects ju- ridiques). Vous allez pouvoir aborder dans ce second niveau les traumas dits répétés (traumas type 2) et traumas complexes (type 3). Et nous allons travailler ensemble à leur résolution, en ajoutant un fin regard clinique et une posture très sécurisante : un bon thérapeute en psychotraumatologie est « humble, prévi- sible/ prédictible et porteur d’espoir ». Il sait donc déposer les jeux de pouvoirs et aborder le transfert avec une posture très humble, manier le cadre avec une souplesse contenante, traverser les moments d’impuissance en insufflant de l’espoir et croire fondamentalement un ce présupposé que j’ai fait mien : « chacun de nous a les ressources ; il est vrai qu’à deux, on y croit bien mieux ! ». Vous serez un care-giver motivé et motivant à y croire !

B. LES OBJECTIFS de CE SEMINAIRE :

Ces 5 jours de séminaires complémentaires en psychotraumatologie aident le stagiaire à approfondir son sens clinique en psychotraumatologie et à développer d’autres alternatives que les seuls modèles de base, lorsque ceux -ci ne suffisent pas à apaiser le patient au long cours. Toutes techniques thérapeutiques ayant ses limites, et chaque individu réagissant différemment, le praticien doit pouvoir adapter son aide et redon- ner une base sécure à la personne en charge « de stress post-traumatique », faire face aux besoins des per- sonnes polytraumatisées, dont certaines ont des traumatismes développementaux et une tendance à la retraumatisation. Ils ont en partie construit leur structure de personnalité sur cette base. Il s’agit alors d’aider à résilier sans fragiliser davantage la structure du sujet et lui apprendre à résilier sur un mode positif, même parfois incomplet mais suffisamment adaptatif pour lui permettre de vivre mieux. Il faut parfois aussi décharger tout un groupe d’un épisode difficile et/ou aider une famille à dépasser non pas un traumatisme mais les différents traumatismes concomitants à l’effet d’onde d’un trauma d’un des membres de la famille. Le traumatisme des uns créent des perturbations systémiques et « traumatisent les relations » au point que certains parlent aujourd’hui de la « clinique relationnelle du trauma ».

Nous veillerons aussi aux traumas vicariants pour garder les accompagnants en bonne santé, puisque nous entrons aussi dans le système !
Nous aborderons plus précisément :

- Le repérage des traumatismes complexes (parfois apparus au détour d’un traumatisme récent) et gérer les traumas à dimension collective (tous ensemble et pourtant des vécus différents). Identification des différents troubles dissociatifs liés aux traumatismes (certains apparents car aspects comportementaux, d’autres pas – dimension psychoforme et à caractère non productif/inhibition). Théorie sur la dissociation comme symp- tôme, stratégie adaptative temporelle ou structure d’identité.

- La restauration des ressources pour aller du « coping » à une réelle faculté de résilience dans le cas de traumas complexes, répétés et si la personne vit toujours dans un environnement propice à retraumatisation : travailler la cohérence personnelle (retour aux valeurs et croyances génératrices). Accepter les limites de la résilience en fonction de la personnalité psychopathologique et du développement de base (traumas et structure psychopathologique initiale). Eduquer sur comment vivre mieux en connaissant ses zones de fragi- lisation et adopter un comportement auto-protecteur.

- Des techniques pratiques (issues de la PNL, hypnose, EMDR, TCC, ICV en alternant techniques associatives et dissociatives) pour sécuriser, stabiliser puis travailler avec le patient dans sa fenêtre de tolérance. Soin hu- maniste, avec une reconstruction des attachements sécures et reprise d’un processus d’apprentissage et de développement pas à pas – le soignant comme A.M.I et tuteur de résilience.

C. CONTENU PÉDAGOGIQUE DÉTAILLÉ:

1) Journées 1, 2 et 3: Savoir-faire avec les aspects « complexes » du traumas :

  • Repérer les traumas complexes (émergents parfois au détour d’un traumatisme récent, d’un deuil) et identifier les enjeux dans les traumas à dimension collective (tous ensemble et pourtant des vécus différents). Pouvoir différencier le « simple » du complexe et l’individuel du collectif.
  • Identifier les différents troubles dissociatifs qui ont pris le pas sur les aspects comportementaux naturels, leur installation sous forme de comorbidités les rendant plus difficiles à discerner. Regard sur les théories de la dissociation et leur utilisation dans le soin.
  • Stabiliser puis traiter : Comment agir en fonction de l’état présent (ressources sociales, physiques, cognitives, environnement sécure ou non) ? Quand engager les techniques de soin : importance de pouvoir sécuriser/stabiliser le patient et de travailler dans un esprit participatif pour aller vers une nouvelle autonomie et à ré-accordage sécure à soi-même. Révision des défusing et débriefing individuel, et comment les utiliser, positionner ou adapter dans un soin au long cours ?
  • Mise en œuvre de techniques de stabilisation et évocation de cas cliniques, et usage à titre personnel pour développer une posture solide, humble et rassurante. Savoir gérer le stress, stabiliser et traiter les aspects co-morbides installés avec un décodage à partir de techniques issues de la PNL, de l’hypnose et de l’EMDR et d’un regard systémique et holistique. Eduquer sur le fonctionnement cérébral, physiologique et aider à la réintégration sociale.

2) Journées 4 et 5 : mise en application des techniques issues de différentes approches :

Trouver les meilleures stratégies, au-delà de chaque technique pour permettre une bonne intégration de l’épisode vécu dans son parcours de vie (recadrage des croyances/ restauration des valeurs/ remise en ordre chronologique-ligne du temps) et favoriser la « récupération » en fonction du contexte socio- culturel (carte du monde du sujet- garder des repères et bâtir des évolutions qui restaure des attachements sécures et des « compétences et un potentiel d’action »).



Expérimentation de protocoles -ici plusieurs exemples qui seront partiellement abordés en niveau 2 (approfondissement possible en niveau 3) :
  • Les protocoles de stabilisation : le corps donne « la température » -échelle d’évaluation et calibration analogique
  • Travailler dans la fenêtre de tolérance, savoir-faire selon le modèle d’oscillation
  • Techniques de soin pour désamorcer les flashbacks et empreintes sensorielles
  • Désamorçage des troubles obsessionnels/ phobies concomitants à des épisodes à « consonance traumatique » (valeur lésée) -dissociation double à multiple et ancrages de sécurité
  • Simulation/ désensibilisation/ Mise en place de générateur de nouveaux comportements/ Renforcement positif
  • Utilisation des mouvements oculaires et stimulations bilatérales
  • Usage des lettres, du dessin (protocole des lettres, des 4 champs) – comment bien utiliser l’écrit sans ancrer d’inconfort. Usage du jeu comme stratégie rééducative du JE.

Plusieurs exercices pourront être proposés en fonction des bases de formation des stagiaires : swich, rewind (backtrack -rembobinage), transfert de ressources et jeux avec les sous-modalités sensorielles, association des ancrages et de la dissociation (traitement des phobies par exemple), techniques de désensibilisation avec exposition « sécurisée », y aller en gérant le travail comme si vous conduisiez (notion de boite de vitesse), travail avec les mouvements oculaires, latéralisation et facilitation du tissage cognitif vers les ressources (modèle TAI : Traitement Adaptatif des Informations). La liste est non exhaustive ; nous enrichissons régulièrement notre « boite à outils » et je m’adapte à vos compétences du moment.
Nous donnerons priorité aux usages des modèles PNL et ceux qui sont opportuns, ou pas, à utiliser en psychotraumatologie selon les stades de dissociation du patient.

Aspects pratiques : le stagiaire apprend comment faire concrètement avec application en petits groupes (sur les modèles les plus simples). Exercices d’application sur les « outils » de self-control à transmettre aux patients.


Moyens pédagogiques et techniques :

Cette formation est composée d’apports théoriques et d’exercices d’application pratiques à partir d’exemples issus de l’expérience de la formatrice et des exemples des stagiaires. Le module sera fait en mixant els deux aspects, avec un possible renforcement des aspects de pratique et de modélisation via le niveau 3 ou des supervisions.

D. VALIDATION des COMPETENCES -APPRECIATION des RESULTATS de formation:

Une évaluation à chaud aura lieu à l’oral en grand groupe et si l’étudiant accepte, il pourra adresser certains cas en supervision à sa formatrice pour correction.
Une attestation mentionnant les objectifs, la nature et la durée de l'action et les résultats de l'évaluation des acquis de la formation sera remise au stagiaire à l'issue de la formation.

Une certification sera possiblement donnée à l’issue de la rédaction de 3 protocoles de traitement des traumas complexes sur validation de la formatrice. Le certificat sera co-signé de l’institut de formation et de la formatrice. Si besoin, à la fois pour évoluer encore ou bien pour obtenir leur certification (à défaut d’avoir donné totale satisfaction), ils pourront continuer à progresser via des journées de formation/supervision supplémentaires ou de la supervision individuelle.
Un complément de formation sera possible, dit psychotraumatologie niveau 3 avec un approfondissement sur les traumatismes complexes individuels avec les usages maillés en PNL, outils rapportés des approches EMDR et ICV, et aspects liés aux développement et l’attachement. Ce niveau de 4 jours complémentaires (2 fois 2), intégrera des supervisions de cas en co-vision collégiale. Un autre complément sur le travail de défusing et débriefing de groupe est possible sur une session annexe de 3 jours ; pour ceux qui rencontrent plus fréquemment ses situations (le pré-requis de ce niveau annexe est d’avoir le niveau 1 en psychotraumatologie).

E. ENSEIGNANTE: ANGÉLIQUE GIMENEZ

  • Titulaire du CEP (Certificat Européen de Psychothérapie), elle exerce en tant que psychopraticienne, psychotraumatologue et coach auprès des adultes, enfants et adolescents.
  • Elle intervient dans l’enseignement didactique, la supervision de la pratique, l’enseignement des TCA (troubles des conduites alimentaires) et le séminaire de PNL avancée et la neurobiologie.
  • Ex-ingénieur scientifique et cadre en entreprise, elle illustre cette complémentarité entre les compé- tences scientifiques et psychologiques pour un agir « constructif ».
  • Elle a été formée en psychotraumatologie par Gisela PERREN, Hélène DELUCCHI, Ludwig CORNIL, Martine IRACANE, Michel SILVESTRE, Erik DE SOIR, Boris CYRULNICK et cumule différentes approches transmises par ces personnes.

F. PUBLIC ET EFFECTIF

Les prérequis sont les suivants :
Avoir suivi le niveau 1 en psychotraumatologie enseigné par Angélique GIMENEZ (ou approches équivalentes).
L’effectif du groupe est de 15 à 30 participants.

G. MODALITES et DATES

Session les 23, 24 janvier 2021 – 26, 27, 28 mars 2021 à Noisement, 77, proche PARIS
Contacter le secrétariat de l’école de PNL Humaniste au : 01.64.41.95.98
ou par mail à : pnlhumaniste@orange.fr

 
 
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